FloriLettres

Édito octobre 2007. Par Nathalie Jungerman

Guillaume Apollinaire, Lettres à Lou

Édito

« Mes meilleurs poèmes et il y en a je crois de bons, vous ne les lirez que si celle qui les a, veut bien après la guerre que je les publie », confiait Apollinaire dans une lettre à Louise Faure-Favier, le 24 juin 1915, à propos des lettres envoyées à Lou.

Le poète n’avait que trente-huit ans à sa mort, le 9 novembre 1918. Il avait beaucoup écrit. Son œuvre comporte presque autant de publications posthumes que d’ouvrages composés par lui-même. Les « Poèmes et Lettres à Lou » qui mêlent tous les registres, depuis le vers traditionnel au calligramme, où l’écriture épistolaire réconcilie la poésie avec la narration et la vie quotidienne, n’ont pu être publiés intégralement qu’en 1969, par Michel Décaudin qui nous donnait à lire une édition complète chez Gallimard, dans la collection Blanche, et une autre, constituée uniquement des poèmes (Poésie/Gallimard). Aujourd’hui, Laurence Campa, maître de conférences de l’université de Paris-XII, auteur de nombreuses études et ouvrages sur Apollinaire, propose une nouvelle édition en fac-similé chez Textuel, sous le titre, Je pense à toi mon Lou. Ses précieux commentaires guident notre lecture et font apparaître l’évolution incessante des procédés poétiques d’Apollinaire.

Nathalie Jungerman