FloriLettres

FloriLettres est une revue littéraire, numérique et mensuelle créée en 2002 par Nathalie Jungerman pour la Fondation La Poste. Consacrée à l'écriture épistolaire, biographique et autobiographique, elle promeut les livres et les manifestations culturelles à travers un choix de correspondances, journaux personnels, essais, carnets, récits ou romans. Chaque édition offre un dossier sur un sujet particulier qui comprend une introduction, un entretien, un portrait et des extraits. Un article critique, des chroniques sur une sélection d'ouvrages ainsi qu'un agenda complètent le numéro.

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Lettres et extraits choisis

Lettres choisies - Madame de Sévigné

édition mai-juin 2026

Voici une terrible causerie, ma pauvre bonne. Il y a trois heures que je suis ici ; je suis partie de Paris avec l’Abbé, Hélène, Hébert et Marphise, dans le dessein de me retirer pour jusqu’à jeudi au soir du monde et du bruit. Je prétends être en solitude. Je fais de ceci une petite Trappe ; je veux y prier Dieu, y faire mille réflexions. J’ai dessein d’y jeûner beaucoup par toutes sortes de raisons, marcher pour tout le temps que j’ai été dans ma chambre et, sur le tout, m’ennuyer pour l’amour de Dieu.

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Portraits d’auteurs

Madame de Sévigné : Portrait. Par Corinne Amar

édition mai-juin 2026

Qui était Madame de Sévigné ? Comment son nom nous est-il tant connu alors que son œuvre est faite de ses seules lettres intimes ? Il est vrai que sa famille a laissé sa marque dans le paysage urbain et intellectuel parisien, mentionne Geneviève Haroche-Bouzinac dans le catalogue (1) qui accompagne l’exposition « Lettres parisiennes », présentée au musée Carnavalet  et consacrée à Madame de Sévigné

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Entretiens

Entretien avec Anne-Laure Sol, Nathalie Freidel, Geneviève Haroche-Bouzinac Propos recueillis par Nathalie Jungerman

édition mai-juin 2026
Nous avons interviewé Anne-Laure Sol, conservatrice en chef du patrimoine, responsable du département des peintures et vitraux au musée Carnavalet - Histoire de Paris et la commissaire scientifique de l’exposition « Madame de Sévigné. Lettres parisiennes », Nathalie Freidel, professeure au département de Langues et de Littératures, Université Wilfrid Laurier, Waterloo (Canada) et conseillère scientifique de l’exposition, ainsi que Geneviève Haroche-Bouzinac, professeure émérite à l'université d'Orléans, comité scientifique de l'exposition.
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Agenda avril-mai 2026

édition avril 2026
Le musée Carnavalet – Histoire de Paris présente une exposition consacrée à Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné (1626-1696), à l’occasion du 400e anniversaire de sa naissance. La plus célèbre épistolière de la littérature française a vécu toute sa vie parisienne dans le quartier du Marais, et 19 ans dans l’hôtel Carnavalet, devenu, en 1880, le musée de l’Histoire de Paris.
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Dernières parutions

Dernières parutions, édition avril 2026. Par Élisabeth Miso et Corinne Amar

édition avril 2026

Créateur du Cirque Calder, une œuvre miniature animée, teintée d’humour et de mouvement, Alexander « Sandy » Calder (1898-1976), sculpteur et peintre américain, inventa dans les années 1930, les mobiles – sculptures en mouvement et actionnées par l’air – et créa parallèlement les stabiles, des œuvres fixes mais tout aussi monumentales, originales.

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Articles critiques

Jacques-Émile Blanche & Jean Cocteau. Correspondance. Par Gaëlle Obiégly

édition avril 2026

Jean Cocteau a rencontré Jacques-Émile Blanche en 1910. Celui-ci est de trente ans son aîné. Jean Cocteau est alors un jeune homme de vingt-trois ans. Blanche est le peintre de la mondanité. Mondanité à laquelle le nom de Cocteau est spontanément associé, bien plus qu’aux arts dans lesquels il a excellé. Ces lettres témoignent de son esprit fin et vivace autant que d’une relation amicale fortifiée par la guerre.

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Portraits d’auteurs

Virginia Woolf et Vanessa Bell : Portrait. Par Corinne Amar

édition avril 2026

Vanessa Bell (1879-1961) et Virginia Woolf (1882-1941) avancent dans l’histoire comme deux silhouettes à la fois proches et distinctes, nées des mêmes parents, traversées par les mêmes deuils à répétition, mais orientées vers deux formes différentes de lumière. « Bloomsbury a deux cœurs, battant en accord ou en opposition. L’un est le cœur littéraire, l’autre celui des peintres, plus calme, moins tumultueux.